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12 września 2008

Le chemin de croix de l’homme vendu

(przepraszam za to nieczytelne (czyt. nie polskie) zjawisko pod spodem... po prostu musiałam odpowiedzieć na prosbę o publikację "Drogi Krzyżowej Człowieka Sprzedanego" w innym języku... )


Le chemin de croix
de l’homme vendu

Le texte suivant ne comporte aucun événement étant une fiction littéraire.
(Le Chemin de Croix écrit avec l’intention de l’organiser en plein air, dans les ruelles ou les couloirs d’un grand bâtiment. A chaque station se trouve un objet symbolique, mis entre parenthèses, et une bougie allumée)

I – Jésus condamné à mort – l’appât
(Annonces pour un travail à l’étranger)
Ils cherchent une vie meilleure. Vivant dans la misère eux-mêmes, souvent ils n’arrivent pas à nourrir leurs propres familles, alors ils se décident pour un travail à l’étranger. Ils sont heureux d’avoir trouvé le travail dans de bonnes conditions. Cependant, par ruse, ils sont attirés dans un piège sans issue. Innocemment condamnés à la prostitution, la lutte obligatoire ou encore en vie, destinés à être donneurs d’organes.
Jésus, condamné pour avoir dit JE SUIS, prends pitié de ceux qui sont condamnés à l’esclavage… Prends pitié de ceux qui mettent les filets pour les gens.

II – La mise de crois sur les épaules – le ravissement
(Une carte d’identité abandonnée)
La tragédie commence par l’enlèvement des passeports. Il n’y a pas longtemps, tout un conteneur de Thaïlandais, emprisonnés et transportés pour le trafic, s’est étouffé par manque d’air. Quelques personnes qui, par miracle, ont réussi à survivre, ont été arrêtées pour manque de papiers. Sans identité, sans droit de défense, traités par les propriétaires comme une marchandise, non comme des gens.
Jésus, qui as accueilli l’infamie de la croix, prends pitié de ceux auxquels, par violence, on a mis l’infamie sur les épaules… Prends pitié des trafiquants des êtres humains…

III – La première chute – le cassement de l’humanité
(Une chemise déchirée)
Lorsqu’ils arrivent sur place, il s’avère que ce bienfaiteur, parfois un jeune qu’elle a connu, l’a vendue à son « copain ». Souteneurs. Ils détruisent brutalement la jeune femme jusqu’à ce qu’elle soit d’accord de travailler et faire ce qu’ils veulent. Le premier viol n’est pas le dernier – il est une « réponse » brutale du propriétaire à chaque opposition, à chaque tentative de rester un être humain.
Jésus, qui t’es écroulé sous le poids de la croix, prends pitié des femmes déshonorées… Prends pitié des aveugles qui les tourmentent.

IV – La rencontre avec la Mère – l’isolement et le chantage
(Un paquet des lettres renvoyées)
Le contact avec la famille est coupé. Même si, le plus souvent, c’est à cause d’elle qu’ils se sont décidés d’entreprendre le travail. D’ailleurs, pourquoi en parler à la famille ? La vérité est trop cruelle pour l’avouer. Souvent il arrive que ce soit la mère, la fratrie, les enfants qui deviennent la carte du crédit – si tu t’enfuis, nous savons où habite ta famille. Nous y parviendrons avec la vengeance. J’ai vu un film, où après la mort de la sœur aînée (elle est morte comme une prostituée par l’overdose des drogues), le souteneur vient chez la mère chercher la plus jeune, en la convainquant que la plus âgée fête des triomphes à l’étranger comme danseuse.
Jésus, qui as rencontré la mère impuissante, prends pitié de ceux qui sont coupés de la famille et du monde…. Prends pitié de ceux qui cyniquement profitent des liens familiaux…

V – L’aide de Simon de Cyrène –ces gens-là existent …
(Un téléphone avec un prospectus La Strada)
L’aide existe. Il y a des gens qui ne restent pas les mains croisées. Et même si c’est seulement une goutte dans l’immense l’océan du malheur humain, ils font tout pour sauver les victimes du trafic des êtres humains. Ce n’est pas facile, mais quand un volontaire s’arrête en voiture à côté d’un groupe des prostituées, malgré leur peur, elles poussent la plus jeune, pour qu’au moins elle réussisse revenir à la vie normale. Elles risquent la vengeance de la mafia mais ça vaut la peine lorsqu’on sauve au moins une vie du gouffre du mal.
Jésus, qui as accueilli l’aide de Simon, prends pitié des esclaves qui attendent de l’aide… Prends pitié des gens qui se cachent devant la vengeance, qui tendent la main aux victimes du trafic des êtres humains.

VI – Véronique essuie le visage de Jésus – des gens sans visage
(Des photos de prostituées, de mendiants, d’enfants de la rue)
Lorsque je marche dans la rue, je regarde les visages des gens. Les uns avec l’admiration, les autres indifféremment, les autres d’une manière critique. Mais il y a des visages que j’essaie de ne pas regarder pour ne pas entendre de gémissement mendiant. Je ne devine pas que ces mendiantes qui ne connaissent pas le polonais, sont aussi des victimes du trafic des êtres humains – qu’elles gagnent pour leurs propriétaires, dont les gens pensent qu’ils sont leurs maris. Je détourne le regard des visages des prostituées, ne voyant pas leur humanité si profondément blessée. Le monde des gens vendus est proche de moi mais je n’aperçois pas leurs visages.
Jésus, qui as été aperçu par Véronique, prends pitié des gens sans visage… prends pitié de ceux qui passent à côté d’eux avec indifférence, ou même scandalisés…

VII – La deuxième chute – des tueurs obligés
(Une arme avec l’emblème d’une organisation terroriste, texte de menace)
Il y a d’autres formes d’esclavage. Un village tamoul au Sri Lanka. Chez une mère, élevant seule ses enfants, arrivent des rebelles. Ils enlèvent des fils adolescents, dernièrement même des filles. Ils leur donnent des armes, de la drogue, les envoient au combat. C’est la même chose dans les conflits africains. Au Centre pour les réfugiés je rencontre des jeunes gens tamouls. Des jeunes hommes sympathiques et bien éduqués. Ils se sont sauvés du Sri Lanka dans les conteneurs. Heureux, ils ont la chance d’une vie normale. Leurs compères, malgré leur volonté, versent le sang.
Jésus, dont la vie est devenue une carte de crédit entre les Juifs et Pilate, prends pitié de ceux dont on se sert comme tueurs et boucliers vivants… Prends pitié de ceux qui leur mettent l’arme en main et disent de tuer…

VIII – Des femmes qui pleurent – les voix de l’opinion publique
(Radio)
Les infos. La lamentation et le gémissement sur le mal dans le monde. Mais si rarement un mot sur le trafic des êtres humains. Par les organisations non gouvernementales, je sais que le trafic des êtres humains est plus rentable que celui des drogues ou des armes. Je sais aussi qu’en profitent non seulement les criminels mais aussi des politiciens. Je suis glacée par cette compassion officielle du monde, alors qu’en même temps on profite des services des prostituées, des trafiquants d’armes ou d’organes humains. Sur quoi pleurer vraiment ? A moins que ce soit sur la dureté de cœur et sur l’hypocrisie de notre civilisation.
Jésus, qui as montré la véritable tragédie de l’homme, prends pitié de ceux qui, avant nous, entreront dans le Royaume des Cieux… prends pitié aussi de ceux qui aident d’une main et de l’autre donnent des coups…

IX – La troisième chute – vie pour vie
(Feuille avec le groupe sanguin)
Dans des rues pauvres des bidonvilles, coup sur coup disparaît un enfant, parfois un adulte. Il arrive que le père ou la mère consciemment vende une partie de soi-même, afin de gagner quelque chose pour sa famille. Mais le plus souvent il arrive qu’il y ait la commande d’un organe, l’argent est versé à qui il faut, alors il suffit de « trouver » le donneur. On a la chair de poule en pensant comment tout cela se passe. Incroyable ? C’est la vie. Seulement que la vie d’un pauvre vaut beaucoup moins que la vie du riche.
Jésus, qui t’es donné tout entier pour notre salut, prends pitié de ceux dont on a enlevé la vie illégalement pour sauver la vie des autres… Prends pitié aussi de ceux partagent les gens entre ceux qui ont le droit à la vie et ceux qui sont uniquement un magasin d’organes…

X – Le dépouillement des vêtements – il n’est pas un homme
(Le miroir)
Les trafiquants non seulement privent de liberté, de dignité, de visage. Ils dépouillent l’esclave de respect pour lui-même. Il semble qu’il n’y a pas de gens plus nus, plus isolés que ces femmes « après le travail » ou ces jeunes gens après un meurtre consécutif…
Jésus, dépouillé de dignité, prends pitié de ceux qui ne peuvent plus se regarder à cause de leur travail servile … Prends pitié de ceux qui, eux-mêmes ayant perdu le sens d’humanité, en privent maintenant les autres.

XI – Le crucifiement – la dépendance
(Une seringue ou un sachet ressemblant à « marijuana »)
Les prostituées prennent des drogues pour survivre à tout cela, les jeunes dans la guerre- pour pouvoir tirer. La première fois on leur donnait des drogues, maintenant ils les prennent eux-mêmes. Après la mort de la dignité humaine vient la mort de la libre volonté. Avilis aux frontières du possible, ils s’enfoncent dans tout ce dont ils avaient l’aversion jusqu’à présent.
Jésus, qui t’es laissé clouer sur la croix, prends pitié de ceux qui sont cloués à leur infamie… prends pitié de ceux qui les y ont cloués…

XII – Jésus meurt sur la croix – morts de leur vivant
(Un grand sac noir en plastic)
C’est le chemin vers une mort atroce s’il ne se trouve pas quelqu’un qui arrache la victime impuissante aux mains des trafiquants. Chez la plupart des esclaves l’aide n’est pas en état d’arriver. Il y a donc des morts de leur vivant…
Jésus, qui es mort cloué sur la croix, prends pitié de ceux qui meurent avilis… Prends pitié de leurs bourreaux …

XII – Descente de la croix – dans des conditions inconnues
(L’affiche du genre : recherché/e)
Même après la mort on ne laisse pas à ces gens-là d’éprouver le destin humain. Personne pour les pleurer, ils n’ont pas de funérailles, pas de tombeau. Leurs corps sont jetés dans des poubelles, quelque part dans des endroits écartés. Personne ne saura rien de leur mort. Ils disparaissent du monde des vivants sans trace, tout comme auparavant ils ont disparus de la vie de la famille.
Jésus, déposé sur les genoux de ta Mère, prends pitié de ceux qui, même après la mort, sont traités inhumainement… prends pitié de ceux qui aussitôt après attentent sur la nouvelle, jeune vie humaine…

XIV – déposition au tombeau – la lutte sans espoir
(Une caissette avec de l’argent)
Les Organisations luttant avec le trafic des êtres humains s’accordent : c’est une lutte inégale. Du côté opposé de la barricade il y a l’argent tout-puissant, l’intérêt, le pêché, la politique. L’homme ne compte pas. Ceux qui réussissent dans la lutte contre le trafic des êtres humains peuvent s’inquiéter de leur propre vie. Tu dois être prudente, tu ne sais pas si la police à laquelle tu as recours, n’est pas mêlée à cet intérêt – dit la sœur qui connaît les lois de ce monde. Avec le temps, il semble que le secours est une goutte d’eau alors que dans le monde sévit une tempête de sable. Parfois il manquera d’espérance que cela puisse changer.
Jésus, qui as été enterré dans le tombeau, prends pitié de ceux qui perdent l’espoir dans la lutte pour l’homme… prends pitié aussi de ceux qui sont prêts à éliminer tout homme qui se mettra sur le chemin de leur enrichissement…

XV – La Résurrection – et pourtant Dieu et son Amour est plus fort
(Un tissu blanc, sur lui posées des fleurs)
La sœur qui travaille dans SOLWODI a entendu un jour dire par des filles arrachées à la prostitution : heureusement que Dieu ne nous abandonnait pas. Elle s’est étonnée – mais d’où cette conviction ? C’est simple – a-t-elle entendu – nous t’avons rencontrée. Dieu sème l’espérance et le salut là où personne n’est en état de parvenir. Il a traversé l’infamie et la mort de tous ces gens-là, et Il ne me dit pas : tiens-toi loin d’eux, mais : Suis Moi.
Quand je parlerais en langues, celle des hommes et celle des anges,
s'il me manque l'amour,
je suis un métal qui résonne,
une cymbale retentissante.
Quand j'aurais le don de prophétie,
la science de tous les mystères
et de toute la connaissance,
quand j'aurais la foi la plus totale, celle qui transporte les montagnes,
s'il me manque l'amour, je ne suis rien.
Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés,
quand je livrerais mon corps aux flammes,
s'il me manque l'amour,
je n'y gagne rien.
L'amour prend patience,
l'amour rend service,
il ne jalouse pas,
il ne plastronne pas,
il ne s'enfle pas d'orgueil,
il ne fait rien de laid,
il ne cherche pas son intérêt,
il ne s'irrite pas,
il n'entretient pas de rancune,
il ne se réjouit pas de l'injustice,
mais il trouve sa joie dans la vérité.
Il excuse tout,
il croit tout,
il espère tout, il endure tout.
L'amour ne disparaît jamais.
Maintenant donc ces trois-là demeurent,
la foi, l'espérance et l'amour,
mais l'amour est le plus grand.